KAL (Je t’aimerai jusqu’à la fin des temps)

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Générique

Texte et mise en scène : Paul Francesconi
Texte publié chez Lansman éditeur (2017)

Jeu : Elsa Dupuy, Martin Jaspar, Chloé Lavaud
Chant : Elsa Dupuy
Musique : Claude Francesconi (Kalouban’), Christine Kotschi
Chorégraphie : Chloé Lavaud
Scénographie : Kristelle Paré, Paul Francesconi
Lumières : Laurent Deconte
Création costume : Céline Delhalle et Séverine Prevel
Accompagnement « A mots découverts »

Production :
Compagnie Soleil Glacé

Co-production:
Théâtre de la Ferme Godier, Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Théâtre de l’Union – Centre Dramatique National du Limousin, les Bambous – scène conventionnée de Saint Benoît (La Réunion), l’OARA (Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine), L’Étoile Bleue – Collectif Champ Libre (Saint Junien), La Maison Maria Casarès (Alloue)

Diffusion:
5 et 6 Février 2020 – Théâtre de l’Union – CDN du Limousin (Limoges)
27 et 28 Février 2020 – Léspas Culturel Leconte de Lisle (Saint Paul – La Réunion)
5 et 6 Mars 2020 – Les Bambous – Scène conventionnée de Saint Benoit (La Réunion)
12 et 13 Mars 2020 – Théâtre du Crochetan – Monthey (Suisse)
Du 18 au 26 Mars 2020 – L’Echangeur (Bagnolet)

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L’histoire

Arrivé seul sur une plage battue par un cyclone, Ram, un homme exilé, s’effondre sur le sable.
Il a tout perdu, femme, enfant, peuple.
Il rencontre alors Kal, une femme mystérieuse, qui va l’aider à se relever et le conduire au sommet d’un volcan enneigé.
Au sommet, Ram se heurte au mutisme de Kal. Transi de froid, il s’évanouit dans la neige. Au réveil, Kal a disparu, après avoir sauté dans le cratère.
Une histoire qui se termine aussitôt qu’elle commence, fugace et éternelle, comme l’amour.

Grand Mère Kalle revisitée

Kal est un texte sur le thème de l’amour dans sa dimension vitale.
Elle est créée à partir d’une fable qui réécrit le mythe réunionnais de la Sorcière Grand-Mère Kalle, le mêlant à l’univers des pièces de fantômes de Nô Japonais, et qui invite à comprendre la solitude de l’amour.

La pièce traite de l’abandon, de la solitude et de l’espérance qui en résulte. Espérance d’un migrant en partance pour un ailleurs hostile. Espérance d’une rencontre qui aidera à se relever. Espérance et quête d’un absolu. Espérance d’humains éconduits ou portés par l’amour.

Nous avons besoin de parler d’amour, en temps de crise, en temps de mutation, en urgence. Sans angélisme. Sujet constant et universel, l’amour est à la fois évanescent et omniprésent. Il est sans cesse « à réinventer » comme le dit Rimbaud.

Parler d’amour est politique, surtout en ces temps où l’idéologie libérale est au centre de tous les débats. L’homme n’est pas qu’un intérêt particulier. Il ne survit pas uniquement pour sa propre utilité. Il capable d’empathie, de compassion, d’amour. L’homme ne peut être une île. Il peut être le ciment d’une société, plus puissant que la Loi, supposée aujourd’hui seule à faire la balance entre les intérêts particuliers d’hommes qui s’entre-déchirent.

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Intentions de mise en scène

Ram est l’homme de la pluie. Kal, la femme du volcan. Ils s’aiment et pourtant, ils ne se rencontrent pas. Pourtant, de cette tragédie, la parole se libère et fait théâtre. Nous voulons faire de cette pièce un conte initiatique, musical et dansé, où la parole de nos deux héros fait naître un monde poétique, puissant et parfois drôle.

Une rencontre impossible au sommet d’un volcan

Ram est un pêcheur qui vient d’arriver sur une nouvelle terre, fuyant une terrible histoire. Il porte sur lui les marques d’un long voyage mais fait preuve d’une étonnante vitalité. Une force vive, rapide, se loge dans son corps et dans sa parole. Il est l’homme poursuivi par la pluie, qui doit trouver au plus vite l’abri pour chercher un peu de chaleur. Kal, la femme lui vit sur le volcan, est puissante et pesante. Est-ce une sorcière ? Un esprit ? Elle porte la pesanteur et la lenteur du mystère. Mais au fond d’elle se trouve la lave, brûlante, du désir et de l’espérance. Lourdement vêtue d’un grand manteau de couleurs chaudes, maquillée avec les cendres du volcan, elle sera l’opposée de Ram, dont l’énergie virevoltante se heurtera à celle de Kal.

Pour représenter le sommet du volcan, nous aurons, au sol, une grande tapisserie brodée en forme de triangle. Selon la position du personnage et du moment de la pièce, nous aurons l’impression d’être sur le volcan, comme si la forme créé sur le sol s’élevait d’un coup en trois dimension. Le décors sera directement lié au costume de Kal, comme si celle-ci était l’émanation de celui-ci. À la fois réaliste et évocateur, il faudra penser ce plateau comme un lieu d’affrontement des deux acteurs qui dans leur combat racontent leurs histoires respectives.

L’histoire d’une femme maudite

Kal est la femme du volcan. Elle le domine tout autant qu’elle en est enfermée. Violée par un homme et jetée dans la lave, elle demeure maudite pour une faute qu’elle n’a pas commise. Elle apparaît comme la victime de la violence du monde.

Pour représenter cette violence, cette malédiction, nous avons décidé de diviser le rôle de Kal en deux actrices, dont une interprète le corps de Kal, qui se retrouve confronté à Ram et l’autre, la voix. Ce troisième personnage sera une présence parallèle et immobile, vêtue de blanc, qui prendra en charge la parole de la sorcière et l’accompagnera également de chant et de musique. Ce personnage, qui fait penser à un chœur, représente le morcellement dont Kal fait l’objet mais contribue à lui donner une dimension mythologique, contrastant avec le personnage de Ram, commun des mortels. Elle crée aussi une tension dramaturgique : Kal retrouvera-t-elle sa voix à la fin de la pièce ?

Ce corps et cette voix divisés porteront en eux un métissage. Des chants réunionnais rythmeront la pièce, écrits par Kalouban’, un groupe réunionnais mélangeant le maloya et le rock. La gestuelle et le parcours corporel de Kal s’inspireront en revanche des pièces de fantôme de Nô japonais et surtout de la danse butô. Ce travail corporel est très important pour la Compagnie car il contribue à créer une histoire étrangement universelle autour d’un mythe inventé et pourtant bien réel.

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